Il est important de rappeler le rôle prépondérant que les parlements peuvent et doivent jouer dans le processus de démocratisation de nos Etats et surtout le rôle majeur qui est le leur dans le cadre de la mise en œuvre de la bonne gouvernance ; toutes choses qui doivent contribuer à placer nos Etats au niveau des nations les plus évoluées, politiquement et démocratiquement. Pour aider à la réalisation de cet objectif, les personnels des parlements africains ont entrepris de se constituer en une organisation ; c’est le Réseau Africain des Personnels des Parlements (RAPP), cadre de formation, de renforcement des capacités et d’échange d’expériences, au service des personnels des parlements africains.  

  I – HISTORIQUE ET MOTIVATION

C’est en Mai de l’année 1995 que l’idée de la création d’une Association africaine des personnels des Parlements a été lancée. Cette idée a prospéré et en Septembre de cette même année, elle s’est muée en projet lors d’une rencontre organisée à Porto-Novo au Bénin, par la National Conférence of State Législature (NCSL), une organisation américaine regroupant les parlementaires et personnels des différentes législatures (Sénat et Chambre des Représentants) des Etats-Unis d’Amérique. M. John Martin, ancien Président de la Chambre des Représentants de l’Etat du Maine, s’est alors engagé, devant les représentants du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Niger, à soutenir le projet.

  Le Niger s’est alors vu confier la tâche d’asseoir les bases statutaires et textuelles du Réseau. Traversé par des fortunes politiques diverses, le Niger n’a pas pu mener à bien cette entreprise, mais cela n’a pas freiné l’ardent désir de mettre en route cette organisation. De son côté, la NCSL , n’avait pas oublié la promesse de son soutien.

  Il a donc fallu attendre le voyage d’études organisé du 14 au 30 Septembre 2002 aux Etats-Unis d’Amérique à l’initiative de la NCSL et qui a vu la participation des délégués de la Côte d’Ivoire, de Madagascar, du Mali et du Tchad et l’exemple qu’ils ont vécu, du fonctionnement de structures semblables, pour que soit prise, la décision ferme de mettre en route le réseau africain et ce, avec le soutien ferme de la NCSL et du Département d’Etat américain.

  Du 19 au 24 Février 2003, s’est tenue à Bamako au Mali, une réunion qui a permis de parachever la création de cette organisation panafricaine des personnels des parlements qui désormais, portera le nom de Réseau Africain des Personnels des Parlements (RAPP).

  Les représentants présents, ont pris acte de cette création et ont constitué un Comité Exécutif Transitoire (CET) à qui il a été confié la tâche de gérer les détails de cette création. La présidence de ce Comité a été confiée à M. Mamadou SANTARA, alors Secrétaire Général de l’Assemblée nationale du Mali.

  Le réseau a été mis en place avec pour objectifs principaux, d’aider à :

  • Renforcer les capacités des institutions parlementaires ;
  • Contribuer à la formation professionnelle du personnel parlementaire ;
  • Contribuer à terme une banque de données et d’expériences parlementaires ;
  • Etre un point de convergence pour la coopération parlementaire ;
  • Créer les conditions d’existence d’une administration parlementaire pérenne et performante.

  Entre Février et Août 2003, les travaux effectués par le CET ont permis de mettre en place tous les outils permettant de lancer le nouveau Réseau. Les résultats ont été donnés à une conférence internationale tenue à Ndjamena au Tchad, où une soixantaine de délégués venus de 15 pays africains se sont réunis pour examiner les conclusions des travaux du CET et asseoir la nouvelle organisation. Cette conférence a aussi été l’occasion pour les participants de prendre part à des ateliers de formation et à des échanges professionnels.

Ainsi, venait de naître le Réseau africain des Personnels des Parlements (RAPP), un cadre de concertation apolitique et professionnel qui au nombre de ses missions aura la tâche de contribuer à rétablir les parlements africains dans leurs places au sein des institutions républicaines, à promouvoir la bonne gouvernance et à contribuer à renforcer les capacités des fonctionnaires parlementaires afin qu’ils soient plus aptes, plus professionnels, plus performants et plus compétents dans leurs missions d’assistance parlementaire. Le but assigné au RAPP est de permettre à ses membres de partager leurs connaissances et de se communiquer entre eux les méthodes et procédures de travail pour une meilleure gestion de nos institutions parlementaires.

Marie Joséphine DIALLO

Les Correspondance

 

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